#2 Elle n’existe que parce que nous ouvrons les yeux sur le monde…

#2 Elle n’existe que parce que nous ouvrons les yeux sur le monde…

Lundi, Février 2, 2026

Deuxième épisode sur le cheminement créatif qui mènera à mon exposition de peinture en mars 2026 à Ville d’Avray.

En ce début de nouvelle année, j’ai envie de vous partager une note joyeuse et inspirante, qui invite à regarder autour de soi et à porter un autre regard sur les choses

Elle n’existe que parce que nous ouvrons les yeux sur le monde…

Aujourd’hui je vous parle de la couleur.

Dans cette lettre qui touche à un sujet qui m’est particulièrement cher, je voudrais d’abord rendre hommage à une formatrice sur la couleur, grâce à laquelle j’ai ouvert mon horizon et qui m’a aidée à aiguiser mon œil :

Maud Jarnoux donne des formations à Nantes et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que je vous invite à aller voir son travail et ce qu’elle transmet, sur son site et son compte Instagram.

Préambule

Petit rappel avant toute chose : la couleur est une perception physiologique, propre à chacun de nous. En résumé, notre œil capte des ondes lumineuses, que notre cerveau interprète comme des "couleurs".

Si la lumière est bien un phénomène physique tangible, la couleur, elle, relève de notre perception individuelle de ces des ondes lumineuses. Dès lors, plusieurs questions émergent :

  • Si je ferme les yeux, ou si j’éteins la lumière, comment savoir si la couleur existe encore ?
  • Mon voisin perçoit-il les mêmes couleurs que moi et de la même manière ?

La couleur n’est pas neutre : elle est aussi chargée de symboles et de constructions culturelles. Par exemple, le violet peut être encensé dans un contexte et rejeté en bloc dans un autre.

En Occident, on nous dit que le jaune est une couleur joyeuse… mais quel jaune ? Et dans quel contexte ? Un jaune acide entouré de gris aura-t-il le même effet qu’un jaune acide entouré de rose et de beige ?

Enfin, dans le langage courant, on associe souvent le terme "couleur" à des teintes vives et saturées. Pourtant, tout est couleur : un gris, un noir ou un blanc recèlent une infinité de nuances. La couleur, c’est l’ensemble des vibrations lumineuses qui nous entourent.

Pour moi, au-delà de ces considérations, la couleur est aussi une question de regard. Elle est indissociable de la manière dont nous percevons le monde.

J’ai grandi dans le Sud-Est de la France, bercée par la lumière des reflets du soleil sur la mer et les palettes vibrantes de la Provence.

La lumière et la couleur ont toujours été au cœur de ma quête, tant sur le plan concret que symbolique. Elles sont le fil conducteur de mon travail, et ce, depuis aussi loin que je me souvienne.

Il y a eu des périodes où j’ai été moins en confiance, où les compositions de couleurs m’ont impressionnée, ou intimidée. Pourtant, la couleur et la lumière sont restées un point d’ancrage, une façon de voir et de ressentir le monde qui m’entoure.

Je suis convaincue que la couleur est avant tout une expérience sensible.

L’ambiance colorielle que je perçois dépend d’abord de l’intensité lumineuse qui baigne ce que je regarde : 

Les couleurs m’apparaissent-elles vives ou atténuées par un manque de lumière ? L’éclairage me permet-il d’en percevoir les variations, les subtilités ?

Ensuite, mon état d’esprit influence profondément ce que je vois. Lorsque je me sens ouverte sur le monde et les autres, je perçois davantage les nuances, les contrastes et les détails chromatiques, qui m’apportent une grande satisfaction visuelle.

Par une journée de pluie : je peux choisir de me concentrer sur les gris, les teintes atténuées… ou bien repérer les touches de couleurs plus saturées, plus acidulées, ou encore les zones claires qui contrastent avec les ombres.

Ce que je choisis de voir, et la manière dont je le regarde, influence énormément la façon dont je vis une situation.

Découvrir ces éclats de lumière et de pigments, ces jeux contrastes colorés est pour moi une source profonde de joie simple.

Pour y parvenir, j’utilise deux approches :

  • La première consiste à poser son regard sur un détail — un objet, un paysage — et à en observer attentivement les couleurs. Combien de nuances de gris distinguez-vous dans un nuage ? Et cette légère pointe de rose ou de jaune, l’aviez-vous remarquée ?
  • La seconde, à l’opposé, invite à s’éloigner pour mieux percevoir les contrastes de lumière et de saturation. Les myopes y excellent (à condition d’ôter leurs lunettes !), tandis que les autres n’ont qu’à plisser les yeux pour estomper les contours. C’est dans le flou que les contrastes se révèlent.

Observer la couleur et ressentir ce qu’elle éveille en nous, c’est un premier pas vers une autre manière de regarder le monde. Un chemin plus contemplatif, plus artistique, qui invite à ralentir. Une manière de débusquer la beauté, même lorsqu’elle semble absente au premier abord.

Je vous laisse avec cette première réflexion sur la couleur, et je reviendrai bientôt vous partager comment je travaille mes harmonies de couleurs dans mes dessins et peintures.

Si ces mots vous parlent, je serai ravie d’en discuter avec vous au vernissage de mon exposition solo "Rêves de Lumière" qui aura lieu le jeudi 12 mars 2026 à Ville d’Avray, en région parisienne : toutes les informations sur CE LIEN

Merci à vous de m’avoir lue jusqu’au bout !

Vous avez aimé ce contenu ? Vous pouvez m'aider à faire connaître mon travail en partageant ma newsletter autour de vous et en proposant ce lien pour s'y inscrire.

Vous aimeriez que je creuse certains sujets ou vous voudriez me poser des questions ? Écrivez-moi ICI :)

A bientôt !

Clémence

Recherche